Conseiller·ère principal·e en aquaculture

Nouméa, Nouvelle-Calédonie

  • Un poste basé à Nouméa
  • Des conditions d’emploi attrayantes pour les agents expatriés
  • Un poste au sein de la principale organisation d’aide au développement de la région

 

Descriptif de fonctions

 

La Communauté du Pacifique (CPS), principale organisation scientifique et technique du Pacifique, appuie le développement de la région depuis 1947. Organisation internationale de développement, la CPS tient lieu de maison commune pour les 27 États et Territoires qui la composent et en assurent la gouvernance. Œuvrant pour le développement durable au bénéfice des populations d’Océanie, l’Organisation intervient dans plus de 25 secteurs d’activité. La CPS est renommée pour ses connaissances et sa capacité d’innovation dans des domaines tels que les sciences halieutiques, la surveillance de la santé publique, les géosciences et la conservation des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture.


La Division pêche, aquaculture et écosystèmes marins (FAME) comprend le Programme pêche hauturière (OFP) et le Programme pêches côtières et aquaculture (CFAP). Le Programme CFAP a pour objectif de promouvoir la gestion et la valorisation durables des ressources côtières, littorales et aquacoles des États et Territoires insulaires océaniens. Le Programme aide les pays océaniens à mettre au point des stratégies et des procédures (nationales et communautaires) de gestion des pêches côtières fondées sur des données scientifiques et applicables du point de vue social. Il apporte aux pays insulaires océaniens, au secteur privé et à d’autres parties prenantes un soutien à l’aquaculture durable, y compris en matière de planification, de recherche et de développement, de biosécurité aquatique et de commerce. Le Programme intervient également à l’appui du développement de pêches côtières durables dans les États et Territoires insulaires océaniens afin qu’elles puissent contribuer à la sécurité alimentaire, à des moyens de subsistance durables, à la croissance économique et à l’adaptation au changement climatique.

 

Fonctions – Le·La Conseiller·ère principal·e en aquaculture sera chargé·e de conduire et de gérer le programme de travail de la Section aquaculture en vue de fournir des orientations, un soutien et des conseils aux pouvoirs publics, au secteur privé, aux communautés et à d’autres acteurs de la filière aquacole en matière de planification d’activités d’aquaculture et d’aquaculture marine, notamment la biosécurité aquatique, en se concentrant sur une aquaculture appropriée et viable afin de contribuer à la sécurité alimentaire, à des moyens de subsistance durables et équitables, et à la croissance économique.

 

Les principales responsabilités du poste sont les suivantes :

 

  1. Assurer la direction, la gestion, l’administration et la communication au sein de la Section.
  • Élaborer, en concertation avec le·la Directeur·rice adjoint·e de la Division FAME (Programme CFAP) et d’autres cadres du Programme CFAP, le plan de travail annuel de la Section ainsi que des rapports sur le plan de travail conformément aux dispositions des plans d’activité et des plans stratégiques, et en fonction des financements disponibles.
  • Gérer les activités de la Section conformément aux plans de travail annuels et en fonction des financements disponibles.
  • Élaborer, en concertation avec le·la Directeur·rice adjoint·e de la Division FAME (Programme CFAP), des propositions de financement et/ou de recouvrement des coûts pour garantir que les plans de travail soient correctement financés.
  1. Gérer, orienter et appuyer le développement et le soutien de la biosécurité aquatique.
  • Appuyer la mise en œuvre du Cadre régional sur la biosécurité aquatique.
  • Veiller à ce que les pays océaniens respectent les obligations internationales en matière de présentation de rapports pour la biosécurité aquatique.
  • Superviser le contrôle et la surveillance d’organismes pathogènes aquatiques pertinents dans les pays océaniens et veiller à ce que les conclusions soient communiquées.
  • Promouvoir la mise à l’essai de produits pour la sécurité sanitaire, l’utilisation d’écolabels et de marques pour apporter un avantage concurrentiel à l’Océanie.
  • Établir les bonnes pratiques pour les contrôles aux frontières, la surveillance et l’établissement de rapports sur les déplacements et l’introduction d’espèces aquatiques vivantes et d’organismes génétiquement modifiés.
  1. Finaliser l’élaboration de la nouvelle stratégie régionale océanienne en matière d’aquaculture et orienter sa mise en œuvre, notamment en appuyant l’élaboration de plans infrarégionaux, ainsi que de plans, de politiques et de législations à l’échelon national.
  • Fournir des conseils techniques en ce qui concerne l’élaboration d’une feuille de route infrarégionale sur l’aquaculture.
  • Donner des avis techniques à l’échelle régionale en vue de l’élaboration de cadres stratégiques et réglementaires.
  1. Gérer, orienter et appuyer l’identification, le développement et le soutien de débouchés économiques afin de contribuer à la sécurité alimentaire et à la croissance économique, au moyen de l’aquaculture marine, de l’aquaculture et de la pêche dulcicole.
  • Superviser l’appui à des initiatives de systèmes alimentaires aquatiques en interne et en externe.
  • Superviser l’établissement de liens stratégiques entre les exigences en matière de croissance démographique, et les besoins socioéconomiques et nutritionnels d’une part, et les possibilités de nouvelles sources alimentaires issues de l’aquaculture, telles que l’élevage de poissons en bassins, d’autre part.
  • Superviser les études de faisabilité pour la promotion et le développement de nouvelles pêcheries d’eau douce.
  1. Appuyer le développement d’entreprises privées, la recherche et les programmes de renforcement des capacités dans la région.
  • Aider les pays à bien peser les coûts et les avantages économiques des investissements en faveur de l’aquaculture.
  • Appuyer le développement de la filière, en particulier la création de petites et moyennes entreprises, au moyen de la fourniture de conseils techniques, de modèles économiques et d’informations sur les marchés.
  • Soutenir les projets de recherche-développement visant à développer de nouveaux produits d’élevage et à éliminer les obstacles inhérents à la filière.
  • Aider à l’adoption des nouvelles technologies dans la région et au transfert de technologies entre les pays.
  • Mobiliser des ressources en vue de respecter les exigences des acteurs publics et privés en matière de formation.
  1. Servir de point de contact régional, défendre les intérêts du secteur, promouvoir et appuyer les échanges internes et entre institutions, ainsi que la collaboration intersectorielle dans le secteur de l’aquaculture à l’échelon régional.
  • Entretenir des relations avec les institutions spécialisées des Nations Unies, des organisations internationales et des bailleurs de fonds.
  • Mettre en place des modalités de coopération et promouvoir la collaboration avec d’autres programmes et divisions de la CPS.
  • Nouer des liens avec d’autres organisations membres du Conseil des organisations régionales du Pacifique (CORP), universités régionales, ONG et organisations de la société civile dans les domaines de la gestion de l’aquaculture et des moyens de subsistance, afin de réduire au minimum le risque que les activités menées fassent double emploi.
  • Défendre, lors de réunions régionales et mondiales, les intérêts de la filière au nom de l’Océanie.

 

Pour de plus amples informations sur les principales responsabilités du poste, veuillez consulter le descriptif de fonctions en ligne.

 

Principaux critères de sélection

 

  1. Qualifications
  • Diplôme de deuxième ou de troisième cycle en aquaculture ou dans un domaine connexe.
  1. Compétences techniques
  • Au moins dix ans d’expérience professionnelle dans des domaines pertinents pour les pratiques et les politiques océaniennes en matière d’aquaculture.
  • Au moins cinq ans d’expérience en gestion de personnel, direction d’équipe, élaboration et gestion de projets.
  • Capacité avérée à concevoir, planifier et animer des ateliers et d’autres formations aux échelons communautaire et régional.
  • Expérience réussie de la collaboration et du travail avec d’autres institutions et partenaires en vue de réaliser des objectifs partagés en matière d’aquaculture, ainsi que de la négociation avec des interlocuteurs d’origines ethniques et culturelles différentes issus de formations diverses.
  • Aptitude à travailler sur ordinateur et maîtrise du logiciel MS Office.
  • Disposition à effectuer des déplacements et des missions dans les États et Territoires membres de la CPS
  1. Compétences linguistiques
  • Excellente aptitude à communiquer, tant oralement que par écrit, et aptitude avérée à rédiger des rapports écrits à l’intention des bailleurs de fonds, des demandes de financement, des rapports de missions, des supports de formation, etc.
  1. Compétences interpersonnelles et sensibilité culturelle
  • Connaissance des questions d’actualité intéressant la gestion et le développement de l’aquaculture dans la région, assortie d’une expérience des questions liées au genre et aux droits de la personne qui se posent dans le domaine de l’aquaculture.

 

 

Traitement et conditions d’emploi

 

Durée du contrat – Ce poste est à pourvoir jusqu'au 31 aout 2026 ; le premier contrat pourra être renouvelé en fonction des résultats obtenus et de la continuité du financement.

En raison des restrictions de déplacement en vigueur dans le contexte de la pandémie de COVID-19 et étant donné que la CPS privilégie la sécurité, la santé et le bien-être de ses agents, il est possible que la prise de fonctions soit retardée. Ces questions seront abordées en détail avec les personnes retenues. Dans la plupart des cas, la nomination et l’entrée en fonctions ne seront effectives que lorsque le déplacement vers le lieu d’affectation sera autorisé.

 

Traitement – Le poste de Conseiller·ère principal·e en aquaculture se situe dans la classe 13 du barème 2021 des traitements de la CPS, ce qui correspond à un traitement mensuel de départ de 5 314 à 6 547 DTS (droits de tirage spéciaux), soit approximativement entre 777 925 et 958 318 CFP (7 387 à 9 100 dollars É.-U. ; 6 519 à 8 031 euros). Le montant du traitement proposé à l’entrée en fonctions se situe en principe dans la moitié inférieure de cette fourchette, les qualifications et l’expérience étant dûment prises en compte. La progression au sein de la fourchette salariale dépend ensuite de l’évaluation des résultats annuels. Pour l’heure, les agents de la CPS en poste en Nouvelle-Calédonie ne sont pas assujettis à l’impôt sur le revenu.

Avantages dont bénéficie le personnel international en poste en Nouvelle-Calédonie – La CPS fournit des logements subventionnés à Nouméa. Pour autant qu’ils remplissent les conditions requises, les agents et les membres de leur famille qui sont à leur charge peuvent prétendre à une indemnité d’installation et de réinstallation, à la prise en charge de leurs frais de déménagement et de leurs voyages en avion, à un voyage pour congé dans les foyers, à une assurance maladie, à une assurance vie et invalidité et à une indemnité pour frais d’études. Les agents bénéficient de 25 jours de congé annuel par an et d’autres types de congés, et peuvent adhérer à la Caisse de prévoyance de la CPS (moyennant une cotisation équivalant à 8 % du traitement brut, la CPS versant une contribution correspondante).

 

Langues – Les langues de travail officielles de la CPS sont l’anglais et le français.

 

Principes applicables au recrutement – Le recrutement au sein de la CPS est fondé sur le mérite et l’équité, et les candidatures font l’objet d’un processus de sélection équitable, transparent et non discriminatoire. La CPS respecte le principe de l’égalité des chances et défend la diversité de genre et la diversité culturelle, dont le bilinguisme. Elle s’emploie à attirer et à recruter des personnes respectueuses de ces valeurs. Une attention particulière est portée aux principes d’équité de genre et au maintien d’une forte représentation d’Océaniens et d’Océaniennes parmi les cadres professionnels. Si le comité de sélection estime, après entretien, ne pas pouvoir départager deux candidatures, la préférence est donnée à un·e Océanien·ne. La confidentialité totale des candidatures est garantie conformément aux dispositions de la Politique de protection des renseignements personnels de la CPS.

 

 

Modalités de candidature

 

Date limite de dépôt des candidatures : 23 janvier 2022 – 23 h 00 (heure de Nouméa).

Référence du poste : AL000447

 

Les candidatures doivent être déposées en ligne sur le site suivant : http://fr.careers.spc.int/

Les candidatures papier ne seront pas acceptées.

Seuls les dossiers de candidature complets seront pris en considération. Chaque dossier doit contenir :

  • un curriculum vitæ à jour, dans lequel figureront les coordonnées de trois références professionnelles ;
  • une lettre d’accompagnement exposant les motivations, les compétences et l’expérience ; et
  • les réponses à l’ensemble des questions de présélection.

Toutes les pièces du dossier doivent être jointes au format Microsoft Word ou Adobe PDF.

Des questions de présélection sont prévues pour l’ensemble des postes à la CPS. Si vous ne répondez pas à toutes ces questions, votre candidature sera jugée incomplète et ne sera pas prise en compte lors de l’étape de présélection.

 

Questions de présélection

  1. L’aquaculture dans la région océanienne est généralement considérée comme sous-développée. Selon vous, quels sont les principaux freins à un développement efficace de l’aquaculture dans la région, et quelles sont les principales interventions stratégiques et mesures de gestion à mettre en œuvre dans ce domaine ?
  2. D’après vous, quels sont les principaux éléments d’une nouvelle stratégie régionale quinquennale pour l’aquaculture en Océanie ?
  3. Veuillez décrire ce qui, selon vous, constitue les principaux aspects de la biosécurité aquatique. D’après vous, quels sont les domaines les plus importants de la biosécurité aquatique pour le secteur aquacole en Océanie ?

JD Principal Aquaculture Adviser- F.docx


Type: Contrat international

Catégorie: Pêches - Aquaculture et Ecosystèmes Marins

Identifiant de référence: AL000447

Date d'affichage: 12/16/2021